Situation géographique "historique" des Chapelles

Bataille de territoire entre Beaufort et Les Chapelles

Autrefois, le nom était habituellement au singulier, La Chapelles. Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'on a commencé à dire couramment Les Chapelles. Le nom date vraisemblablement de l'époque où ce quartier, non encore constitué en paroisse, n'était pourvu que d'une simple chapelle.
Les limites du territoire des Chapelles (1732ha) sont assez curieuses : d'abord une partie en forme de triangle entre Valezan et Bourt-Saint-Maurice, dont la base atteint l'Isère sur une faible distance, puis à partir du Grand-Châtelet une bande étroite comprenant les pentes Est du Roignais et dépassant la crête de Combe Neuve jusqu'à l'Aiguille du Grand Fond, incluant ainsi toute la partie amont de Combe Neuve. Ceci s'explique par un long procès qui dura plusieurs siècles entre Beaufort et Les Chapelles. Cette commune était propriétaire de l'amont du Vallon de Treicol. Beaufort fut condamné le 29 août 1803. Pour défendre leurs droits, les deux communes firent imprimer un mémoire; celui de Beaufort a 188 pages et celui des Chapelles 113 pages.

La population des Chapelles au fil des siècles

Les Chapelles eurent un optimum démographique en 1561, 1012 habitants ; en 1776, 797 habitants ; en 1861, 863 habitants ; en 1946, 461 habitants ; en 1979, 263 habitants.
Les villages sont disposés en deux lignes selon les courbes de niveau : la supérieure, Les Chapelles, Couverclaz, Picolard, Montgirod, Feindaille, Villarivon.
En 1870, au cours de travaux pour niveler l'emplacement de la cour de la nouvelle école de garçon (mairie), on découvrit à 3,3m au dessous du sol deux tombeaux romains en dalles : Ils contenaient des poteries communes.

Source : Histoire des Communes Savoyardes par François Marius Hudry, Tome IV, Editions Horvath - Roanne Le Cateau